CAPACITÉS OU COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES?
- viensetvois Yehoshoua
- 13 août 2025
- 5 min de lecture

Le marché de l’emploi pousse les individus à suivre des formations afin d’acquérir de nouvelles compétences. En 2025, plus de 75 % des Français ont déjà suivi une formation professionnelle au cours de leur carrière. Cependant, face à un catalogue de métiers de plus en plus vaste, il est fréquent de se poser des questions telles que : Quelles sont mes compétences ? Vers quel métier dois-je me diriger ? Ai-je vraiment les capacités dans ce domaine ?
En France en 2022, 47 % des personnes âgées de 18 à 69 ans sorties de formation initiale ont suivi au moins une formation au cours des douze derniers mois.
47 % ont suivi une formation non formelle, qui ne conduit pas à l’obtention d’un diplôme ou d’un titre reconnu.
36 % des personnes ont suivi une formation non formelle à but professionnel.
1 % ont suivi une formation formelle, qui mène à un diplôme ou à un titre reconnu.
Il s’agit essentiellement de jeunes adultes qui reprennent des études après une interruption de plus d’un an.
Source : Insee – Formations et emploi editions 2025
Certains chiffres clés sont à retenir :
Le financement total de la formation professionnelle en France s’élève à 27,6 millions d’euros.
128 137 organismes de formation sont présents en France.
227 844 formations différentes sont disponibles sur le catalogue CPF (Compte professionnelle de formation).
4,53 millions de dossiers ont été acceptés avec le CPF (Compte professionnelle de formation).
52 % des formations CPF (Compte professionnelle de formation) sont suivies à distance.
50 % des actifs souhaitent suivre une formation au cours de l’année.
Source : Teachizy – Chiffre et statistique du marché de la formation
Mais il est intéressant de revenir à l’étymologie des termes capacité et compétence, afin d’éclaircir toutes ces interrogations.
La capacité du latin capacitas, de capax, -acis, qui peut contenir est l’aptitude de quelqu'un dans tel ou tel domaine.
La compétence a pour origine le verbe latin competere, qui a deux sens : le premier est « chercher à obtenir ensemble, en concurrence » et le second est « se rencontrer, coïncider, s’accorder, convenir ».
Le premier sens de competere a donné à compétence la signification de « rivalité, concurrence ». Compétence, dans ce sens, a été supplanté par compétition, mot de la même famille.
Le mot compétence qu’on connait aujourd’hui est issu du deuxième sens de competere, c’est-à-dire de « rencontre, accord, symétrie ». La compétence est, en effet, la correspondance entre, d’une part, des connaissances et, d’autre part, des actes. Source : Othodidacte – décortiquons le mot compétence
Nous comprenons, à travers ces définitions, qu’il existe une différence entre la capacité et la compétence. En effet, la compétence implique une action : accomplir une tâche qui mobilise la connaissance. La capacité, quant à elle, est une aptitude, une disposition naturelle, un talent.
L’aptitude du latin aptitudo, dérivé de apte désigne faculté, talent ou disposition naturelle permettant l'accomplissement ou la réalisation aisée de quelque chose. Source : Dictionnaire lalanguefrançaise
Mais que dit la bible ?
La bible dit dans Ephésiens 4 :7-8 « Mais la grâce est donnée à chacun de nous selon la mesure du don du Mashiah. C'est pourquoi il dit : Étant monté dans la hauteur, il a capturé la captivité et il a donné des dons aux humains ».
Jacques 1 :17 « tout ce qui nous est donné d’excellent et tout don parfait viennent d’en haut et descendent du père des lumières, en qui il n’y a ni changement ni ombre de variation »
La définition de mot don du latin cadeau, offrande signifie avantage naturel, considéré comme donné. Disposition innée pour quelque chose - aptitude, talent. Source : Dictionnaire Le Robert
Les Écritures expliquent que Yehoshoua Mashiah (Jésus-Christ), Elohîm et Père, donne à tous les humains des dispositions naturelles, innées. Ce sont des faveurs, des grâces, des talents, et elles viennent du ciel.
La Parole parle également des compétences. En effet, nous avons vu plus haut qu’il s’agit de la rencontre entre une faculté et un acte. Dans l’évangile de Mattithyah (Matthieu), il y a une parabole où un humain a partagé ses biens, ses talents, à ses serviteurs afin qu’ils puissent les faire fructifier.
Tout le monde n’a pas reçu le même nombre de talents : certains deux, d’autres cinq, et la Bible précise que chacun « selon sa propre force ». 1 Corinthiens 12:11 : « Mais un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il le veut. »
Parmi les serviteurs, deux ont fait fructifier leurs talents. Il peut s’agir ici de recevoir un don, un talent naturel, et de le travailler, soit par une formation, soit par la pratique, afin de monter en compétence. Mais d’autres ont reçu des aptitudes, des dons, sans les travailler, et les ont ainsi gâchés.
Mattithyah (Matthieu) 25 :14-30 « Car il en sera comme d'un être humain qui, partant à l’étranger, appela ses propres esclaves et leur remit ses biens. Et il donna à l'un cinq talents, à l'autre deux, et au troisième un, à chacun selon sa propre force, et immédiatement après il partit à l'étranger. Mais celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla, les fit valoir et gagna cinq autres talents. De même aussi celui qui en avait deux, en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un, alla et creusa dans la terre, et y cacha l'argent de son maître.
Et longtemps après, le maître de ces esclaves vient et il règle ses comptes avec eux. Et celui qui avait reçu les cinq talents vint et présenta cinq autres talents, en disant : Seigneur, tu m'as confié cinq talents. Voici, j'en ai gagné cinq autres par-dessus. Et son Seigneur lui dit : C'est bien ! Bon et fidèle esclave ! Tu as été fidèle en peu de choses, je t'établirai sur beaucoup. Entre dans la joie de ton Seigneur. Et celui qui avait reçu les deux talents vint aussi et dit : Seigneur, tu m'as confié deux talents. Voici, j'en ai gagné deux autres par-dessus. Son Seigneur lui dit : C'est bien ! Bon et fidèle esclave ! Tu as été fidèle en peu de choses, je t'établirai sur beaucoup. Entre dans la joie de ton Seigneur. Mais celui qui n'avait reçu qu'un talent, vint et dit : Seigneur, je te connaissais, que tu es un humain dur, moissonnant où tu n’as pas semé et recueillant où tu n'as pas répandu. C'est pourquoi, ayant peur de toi, je suis allé cacher ton talent dans la terre. Voici, tu as ici ce qui t'appartient. Et son Seigneur répondant, lui dit : Méchant et paresseux esclave ! Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas répandu, il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers et à mon retour, j'aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Ôtez-lui donc le talent et donnez-le à celui qui a les dix talents ! Car, à celui qui a, on donnera encore et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a rien, on ôtera même ce qu'il a. Et jetez donc l'esclave inutile dans la ténèbre de dehors : là seront les pleurs et le grincement des dents. »
Le monde ne fait que confirmer la parole d’Elohîm, parce que, comme vu précédemment, les chiffres de la formation explosent en France. Les humains veulent se former pour monter en compétences ou simplement changer de métier, ce qui correspond aux différents talents donnés à chacun par Yehoshoua Mashiah (Jésus-Christ). Le Seigneur sait tout ce qu’il a mis en chacun d’entre nous. Lorsque nous nous posons certaines questions concernant nos orientations professionnelles, dirigeons-nous d’abord vers lui, afin qu’il nous éclaire sur les grâces données. Et que nous ne soyons pas comme cet esclave qui n’a pas su multiplier le talent qu’il avait reçu — il a été qualifié « d’inutile » et jeté dehors.
Marie.C



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